Lumière du sang

L'émotivité de nos pensées

 

 

 

C'est fou ce que l'émotion a une part importante dans la vie des gens... Elle s'insinue dans les moindres recoins de la vie, dans les moindres pensées... Je suis trop rationnelle pour comprendre ça. Si c'est un bien ou un mal, je ne sais pas... Toujours est-il que ça ne m'empêche pas d'ètre humaine, loin de là.

L'émotion a quelquechose d'enivrant, de grisant, comme l'alcool, et c'est bien entendu terriblement addictif. Mais comme l'alcool, ça brouille les perceptions, les raisonnements, ça replace l'information d'un point de vue personnel, strictement subjectif... Curieux tout de même cette façon de penser. Peut-ètre que ma force a toujours été, dans la mesure du possible, de séparer mon monde intérieur de la réalité, là où chez la plupart des gens ils sont intimement liés... Peut-ètre que je suis trop cérébrale, tout simplement, et que mes rationnalisations, mes remises en question maladives et ma volonté farouche de prendre du recul sur les choses empêche l'émotion de (trop) se répandre dans mes veines, de me griser tout à fait, même si il est vrai que j'aime le flot de vie qu'elle charrie, cette sensation revigorante de ressentir quelquechose.

Mais l'émotion est parfois un poison, tant elle empêche parfois de voir les choses telles qu'elles sont... Certains puissants l'ont très bien compris, dont un petit moustachu tristement célèbre dans notre histoire... Dès lors que l'émotion aveugle, il suffit de jouer sur celle-ci pour mener par le bout du nez tout un peuple, ou plus modestement une personne, quand on n'est qu'un anonyme manipulateur et sans gloire.

J'aime cette émotion qui me transporte, même quand elle me blesse, je l'aime tout autant qu'un autre, et pourtant je dois rester lucide : l'émotion nous mène en bateau, partout, tout le temps. J'en ai fait les frais, d'autres également, et elle n'a pas fini de nous jouer des tours. C'est elle qui rend l'humanité touchante et pathétique à la fois.

Le gros problème de l'émotion, c'est qu'elle mêle des choses qui ne devraient pas ètre mêlées. Par exemple, et c'est le plus courant, le savoir et le désir : nous voyons les choses, nous désirons qu'elles soient autrement, alors notre interprêtation déforme notre perception, nous accomodons la vérité pour se l'approprier, pour voir ce qui arrange ou ce que nous pensions ètre vrai. Je caricature, enfin peut-ètre, mais le processus en lui-même est solidement ancré dans notre psyché. Mais là où l'émotion ne peut pas mentir, c'est qu'elle en dit long sur nous-même au moment où elle se révèle. En nous cachant une vérité, elle en révèle une autre, et bien malin celui qui saura l'exploiter. D'où une certaine faiblesse ? Pourtant, qui niera que l'émotion est synonyme de vie, parfois de force ? Cette force vitale qui déplace les montagnes, chasse les nuages et renverse les barrages ?

Et sans émotion, quel Art serait possible ?

Nous pourrions discuter longuement là-dessus, explorer des boyaux de plus en plus complexes et inconnus, jusqu'à l'ultime limite où le raisonnement trouve ses failles. Mais je crois que nous conclurons là-dessus : l'émotion, quoi de pire et de plus essentiel ?

 

PS : désolée pour l'indigence de ce post, il a été écrit "au fil de la plume", sous une inspiration subite... Débat possible dans les commentaires.

 

 

Pour terminer, une petite vidéo que j'ai retrouvé avec bonheur sur Dailymotion... Bouh, oui, je sais, du rap, pas bien pour une goth, mais celle-ci est une des rares chansons du genre qui me touche encore actuellement... Cela fait 10 ans que cette chanson "culte" est sortie je crois, et pourtant elle est toujours d'actualité. Possibilité de lire les paroles sur la page même de Dailymotion, en dessous de la vidéo. Bon visionnage...

IAM - Petit Frère 

(PS : si quelqu'un peut me dire comment mettre le lecteur sur ce putain de blog tout en faisant en sorte que le code soit compatible, je lui serais infiniment reconnaissante...)

 

photo : http://www.imagiverse.org/interviews/markvasconcellos/solitude.htm

7 Comments 1.12.06 17:36, comment

Une pensée, comme ça...

 

 

 

Les mathématiques sont la littérature du réel tel que nous l'appréhendons.

5 Comments 4.11.06 02:04, comment

Cadeaux

 


Pour mes 20 ans, j'ai eu (en avance) :


-Un pantalon

-4 pulls

-Une chemise + un débardeur et un caraco pour aller avec

-Un bôôôôôôô PC portable avec lequel je suis en train d'écrire (ça c'était pour tous vous dégoûter )


Et comme je suis sadique (oui, oui, voire un de mes premiers articles), voici ses caractéristiques :

-écran 17'' 16 :10ème (1440 * 900)

-160 Go de mémoire sur le disque dur

-2 Go de mémoire vive

-un lecteur de CD/DVD-rom, également graveur double couche

-processeur Intel Centrino Duo

-clavier complet

et j'en passe et des meilleurs


Pour les connaisseurs, il s'agit du PC portable Toshiba Satellite P100-340.



Voici des photos de la bête ^^ :

 




Bon, maintenant que vous êtes bien énervés, vous pouvez m'insulter dans les commentaires pour vous défouler  ...


Voilà, j'ai terminé ma petite minute égocentrique « j'étale mes objets de valeur » façon nappy .



Rooooh, ben ralez pas hein ^^, c'était histoire de trancher avec un article un peu plus gai et superficiel hihi !



PS : mon anniversaire est très exactement le 19 novembre, donc pour tout ceux qui voudraient me le souhaiter...

5 Comments 4.11.06 01:10, comment

Mon séjour à l'hôpital (part. I)

 

 

 

Je n'irai pas en cours ce matin. Je suis là, sur un banc, dans la cour, mon téléphone portable dans la main. Je viens de parler à mon père, les mots sont sortis tous seuls de ma bouche, je n'ai pas cherché à les retenir. Et je les ai déjà oublié. A peine parviens-je à en retrouver le sens. « Viens me chercher, je t'en prie, je suis sur le banc, je ne suis pas allée en cours, j'ai envie de me faire mal, j'aime me faire mal, j'en ai envie tout le temps, je trouve ça naturel de me faire du mal... » ou quelquechose dans le genre. Ma voix était calme, j'aimais ce délire, cette envie enivrante de me faire du mal, cette totale irréalité si douce à mes yeux, à mon corps, à mon âme... Je trouvais ça tellement normal ! Pourtant, cette voix du coeur ressemblait plutot à un appel à l'aide. Comme si coexistaient en moi deux cerveaux bien distincts : mon cerveau sain et mon cerveau... malade. Je suis fascinée par cette donnée naissante : malade. Alors, je lui laisse les pinceaux pour lui permettre de peindre sa toile. Je suis à la fois effrayée et pressée de voir le résultat...

Il serait mieux d'aller attendre mon père devant la grille du lycée; il m'a dit qu'il viendrait le plus vite possible... Je l'attends avec la certitude rassurante de ne pas aller en cours ce matin. Si j'étais venu, ils m'auraient jugé, oui, ils m'auraient jugé tous autant qu'ils sont, avec leurs yeux braqués sur moi, avec leurs messe-basses malveillantes... La prof de maths m'aurait regardé d'un oeil noir, parce que j'étais en retard, parce que je n'ai pas fait mes exercices, comme d'habitude. Mais j'ai autre chose à faire, moi ! Je suis en train de me découvrir sous un autre jour... Et ce matin, je ne voulais pas aller au lycée. Alors je suis arrivée en retard. J'angoisse toujours maintenant quand il s'agit d'aller au lycée, j'angoisse tellement que ça me prend toute la gorge, toute la poitrine, je suis presque paralysée, j'ai le souffle court et la silhouette voûtée. Le lycée est un prison remplie de gens malveillants... De toute façon, qu'est-ce qu'ils peuvent y comprendre, à ce nouveau Moi qui se révèle ?

*soupir* Si j'avais su où tout ça me mènerait...


En attendant mon père, je suis prise d'une idée folle mais dont le but me paraît si agréable... Je prends un cutter dans mon sac, et je l'applique sur un de mes poignets. Mon poignet droit, vu que je suis gauchère. Je fais glisser la lame sur une parcelle de peau en forçant un peu. Ca fait mal. Ca coupe un peu. Peu satisfaite de mon travail, je décide de recommencer un peu plus loin. Oui, sur ce petit bout de peau, là ! Je m'applique un peu plus, tout en surmontant la douleur. Oh, c'est un peu mieux, mais pas assez bien pour moi encore. Je m'applique tant et si bien qu'au bout d'un moment, j'arrive à me faire saigner. A la vue de ces petites billes rouges, j'exulte ! L'ivresse du sang me pousse à recommencer, à écarter mes limites. J'en fais quelques autres, puis mon père arrive. Mon corps, c'est de la chair... « Papa, regarde ce que je me suis fait. » Mon père a peur. « On va t'emmener à l'hôpital du Bocage. En urgence. Ce que tu m'as dit m'a fait très peur. C'est pas normal. » « D'accord Papa !... ».

Et peu à peu, dans la voiture, mon cerveau sain reprend ses droits sur mon cerveau malade. On va à l'hôpital...

 

Image : photo/manipulation de Nathalie Shau (http://blueblack.deviantart.com/)

8 Comments 18.10.06 00:41, comment

De retour

 

 

J'ai de nouveau Internet, comme certain l'ont constaté, mais jusqu'à présent j'ai eu la flemme de poster quoique ce soit...

 

J'ai hésité longtemps pour l'article que j'allais mettre afin de rattaquer les choses sérieuses...

J'ai finalement décidé de mettre la première partie d'un texte relatant mon (heureusement court) séjour en hôpital psychiatrique, suite à une dépression nerveuse naissante particulièrement virulente (je ne le savais pas encore à l'époque, mais elle faisait suite à un traumatisme que j'ai trop longtemps minimisé, voire nié ). Le séjour fut catastrophique, je me suis fait enfermée dans l'un des plus scandaleux hôpitaux psychiatriques qui soient (tout du moins en France), sous seul argument : mon lieu d'habitation. Mon état s'est considérablement aggravé pendant ce séjour (génial pour un hôpital...).

Une petite précision : la dépression nerveuse, contrairement à ce que son usage abusif laisse croire, est véritablement une maladie mentale, au même titre que la schizophrénie par exemple. C'est un dysfoncionnement du cerveau, le malade n'est pas responsable de son état, pas plus qu'il ne le contrôle, cependant la maladie n'altère en rien ses capacités intellectuelles. Dans le cadre de cette maladie, au niveau neurologique, celà se traduit par un brusque abaissement du taux de sérotonine, mais pas seulement; souvent, c'est bien plus complexe. La chûte du taux de sérotonine a pour conséquence : la passivité par brusque baisse d'énergie, la morosité, les idées noires, le mal-ètre généralisé sans raison extérieure, le ralentissement psychomoteur (les gestes sont lents, mous). Il y a plein d'autres symptômes qui varient en fonction des patients, voire des complications, ou des formes plus complexes de dépression incluant d'autres facteurs. Mais je ne suis pas (encore) psychiatre donc je vais m'arrêter là.

Re-petite précision tout de même : ça fait déjà plusieurs mois que je suis guérie, je vous rassure, et c'est cette même guérison qui me permet d'en parler librement alors qu'avant je le cachais.

 

Lorsque cette épisode marquant (pour ne pas dire traumatisant) s'est produit, j'avais 17 ans, c'était au début de Février 2004... Il était 8 heures du matin et j'étais dans la cour du lycée...

 

PS : il se peut que quelques pensées soient déformées, amplifiées, ou que quelques détails soient changés, ma mémoire n'est pas infaillible... Cependant, l'essentiel du récit, lui, est authentique, tout comme les émotions décrites.

5 Comments 18.10.06 00:33, comment

Absence

 

 

Je souhaite vous prévenir, comme je l'ai déjà fait dans diverses forums, que je déménage : par conséquent, je n'aurai pas Internet pendant un moment et vraisemblablement une bonne partie du mois de Septembre...

 

Quand je l'aurai de nouveau, il est possible que je passe sur 20six version française, car non seulement je n'y connais presque rien en language html, mais le fait que l'interface et l'aide soient en anglais n'arrange pas les choses.

Je verrai au moment voulu.

 

En attendant, bonne rentrée à tous, bisous !

30.8.06 16:47, comment

HEEEEEEEEEELP !

 

 

Je profite de mes 2 mises à jour pour passer un appel urgent :

est-ce-qu'il-y-a-quelqu'un-pour-m'aider-à-changer-le-layout-et-m'apprendre-le-

code-html-parce-que-là-c'est-vraiment-trop-moche-merciiiiii !

 

Bon, plus sérieusement, je cherche une personne généreuse et "qualifiée" pour m'apprendre comment changer un layout, comment le personnaliser et me dire où on en trouve des tout-faits.

Parce que bon, mon layout il est bien moche quand même, et ça commence déjà à me gaver de l'avoir... De plus, il ne colle pas du tout avec l'esprit de mon blog.

 

Donc si vous avez envie de voler au secours d'une demoiselle en détresse ... (si d'ici je ne me suis pas suicidée devant la mocheté de mon blog)

 

Bonne nuit déjà bien avancée à tous !

9 Comments 23.8.06 03:57, comment