
J'ai passé ma langue sur les aspérités de la vie, j'en ai recueilli la saveur, j'ai caressé les courbes de l'ambiguïté, touché du bout des doigts la vibration des jours, goûté le rythme des nuits, je me suis enivrée de sa frêle évidence.
Et tout doucement, tout doucement, s'est installé en moi son goût sucré-amer, un liquide rubis dans mes veines, je respire l'air ambiant comme un vent de tempête, sa sombre mélopée résonne dans mon éveil. Je ne puis ni l'aimer ni la haïr, son souffle chaud comme un cocon, je ne suis qu'elle, elle n'est que moi, je ne lui survivrai pas mais elle me survivra. Je ne suis qu'un fil de la grande toile, une existence parmis les autres, je suis un tout et un détail...
Depuis chaque jour qui passe, je ressens son odeur, son odeur familière, mais je parcours son corps comme pour la première fois.
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littlekat / Website (21.8.06 19:26) Superbe ta prose ! Mon site est en construction mais libre à toi d'y venir faire un tour. Une forumeuse.
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red thing (23.8.06 01:16) Merci beaucoup pour ton commentaire, littlekat .
Grâce à ton site, je vois à partir de quel forum tu es parvenu sur mon blog, mais quel est ton pseudo là-bas ? si cela n'est pas trop indiscret bien sur... |
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ted_bundy (9.11.06 18:11) il est surement plus d'actualité ce post mais bon... juste j'aurais voulu dire que tu est bien plus qu'elle et elle bien plus que toi mais... bref c'est un superbe petit texte que tu a ecris |