Le but du militantisme est d'atteindre un idéal, d'abord pour soi et ensuite pour tout le monde. Déjà, à la base, c'est pas gagné car :
1_quand l'idéal personnel est atteint sans faire partie de l'idéal collectif, ça dégénère automatiquement en dictature implicite ou explicite,
et 2_pour l'idéal collectif, vu que tout le monde a une vision différente de la chose, on a pas le cul sorti des ronces.
Mais imaginons... imaginons... que par un éclair de lucidité et d'intelligence (un miracle, je dirais même), on trouve ENFIN l'équation magique de l'idéal collectif, le saint-graal du bonheur unanimement partagé. Et que cette vague de perfection se répande comme une nappe de mazout partout où l'ètre humain a foulé le sol. Que sa perfection soit telle qu'elle ne perturbe pas notre précieux cocon environnemental, qu'elle touche par sa divine providence toutes les autres espèce vivantes présentes ici bas.
Et alors... et alors quoi ? On aurait atteint notre but, donc on serait heureux ?
Pas si simple malheureusement, si on y réfléchit un peu.
Qu'est-ce qui nous a conditionné durant tous ces millénaires, de l'époque de la survie à l'ère du combat social, en passant par les conquètes ? La réponse semble évidente : la lutte.
De l'enfance à la vieillesse, nous luttons : contre la peur du noir, contre l'autorité parentale, contre les injustices, contre la marginalisation, contre les soucis, contre l'ennui, contre la maladie, contre la mort. Nous luttons en permanence, et l'émulation est à la base de toutes les sociétés humaines.
Que se passerait-il si, soudainement, la lutte s'arrêtait ?
Bien sur, le fait d'avoir un système parfait, égalitaire, pacifiste et donnant à chacun les mêmes droits et chances n'empêcherait pas les luttes diverses et variées à un niveau personnel... Mais ce serait des luttes à un niveau moindre que celles d'aujourd'hui. Or, si toutes ces luttes majeures, actuelles ou passées, devaient s'arrêter brusquement, c'est-à-dire sans quelques millénaires de changement en douceur pour permettre au cerveau humain de s'adapter à cette nouvelle donne, il serait fort probable que notre agressivité et notre conditionnement, eux, restent les mêmes, et soient en total décalage avec notre idéal. De là pourraient se développer des névroses, des troubles psychiatriques, tout du moins chez les individus les plus fragiles. Cet idéal inhumain risquerait à moyen terme de sauter comme le bouchon d'un récipient sous pression.
A partir de là, ce que nous pouvons est-il réellement compatible avec ce que nous voulons ?
Sommes-nous dignes du Paradis ?
La sainte trinité résiderait-elle en un juste milieu (fait de justes mesures) ?
Tout cela m'amène à me demander où, entre l'oppression et la perfection, se situe le point 0 de l'épanouissement.
Attention ! Toutes ces réflexions n'ont pas pour but de jeter la pierre au militantisme ! Comme dit plus haut, j'ai moi-même l'âme militante, et ces interrogations sont une remise de question de certitudes que je pensais évidentes... Cependant, cette remise en cause ne sert pas de base à un abandon du militantisme, mais au contraire, elle me sert de base à une amélioration du militantisme ! Pour que ce dernier soit toujours plus performant...
...
...
Puis, tout à coup, une question, comme ça : et si, finalement, tout cela nous dépassait ?
En ce moment, je suis très inspirée pour une histoire de mon cru, même si pour l'instant je n'ai que l'introduction de mon histoire, quelques éléments de la suite et que je développe surtout l'univers...
Ce sera une histoire pour bande dessinée avec pas mal d'action mais beaucoup d'introspections, de second degrés, de persos que j'espère charismatiques et de réflexions intellos en filigrane.
Je n'en dis pas plus sur le scénario pour l'instant, car je pense que le concept de départ est assez original et je n'aimerais pas me le faire piquer (oui, je sais, je suis parano quand je m'y mets mais je préfère ètre tranquille).
Mais ce que je peux dire, c'est que le scénario me vient des tripes : un mélange d'athéïsme scientifique et de mysticisme occulte, et surtout une réflexion née récemment au sujet de mon esprit militant. C'est une remise en cause du militantisme, de ses fondements...
(suite au prochain article)

J'ai passé ma langue sur les aspérités de la vie, j'en ai recueilli la saveur, j'ai caressé les courbes de l'ambiguïté, touché du bout des doigts la vibration des jours, goûté le rythme des nuits, je me suis enivrée de sa frêle évidence.
Et tout doucement, tout doucement, s'est installé en moi son goût sucré-amer, un liquide rubis dans mes veines, je respire l'air ambiant comme un vent de tempête, sa sombre mélopée résonne dans mon éveil. Je ne puis ni l'aimer ni la haïr, son souffle chaud comme un cocon, je ne suis qu'elle, elle n'est que moi, je ne lui survivrai pas mais elle me survivra. Je ne suis qu'un fil de la grande toile, une existence parmis les autres, je suis un tout et un détail...
Depuis chaque jour qui passe, je ressens son odeur, son odeur familière, mais je parcours son corps comme pour la première fois.
Désolée d'avoir laissé tomber ce blog un moment, j'ai une vie un peu instable en ce moment...
Mais il se trouve que là j'ai le temps d'écrire un article, et qui plus est je suis motivée pour vous parler d'un film que j'ai vu il y a quelques années (soyons précis, que mon copain m'a forcé à voir il y a quelques années)... La raison de cette motivation ? Elle est là : http://robertcash.over-blog.com/article-3399493-6.html (attention, ce lien contient des spoils). Pour ceux qui ne connaitrait pas le site en question, il s'agit d'un blog-BD que j'aime beaucoup.
Bon bref, reprenons :
les adorateurs de ce film (et dieu sait qu'ils sont nombreux, mon copain en fait partie) vont ètre déçus : je n'ai pas accroché au film, et il ne m'a pas laissé un souvenir impérissable. Seules 3 scènes m'ont marqué : la transformation de graisse en savon, la révélation de fin de film concernant le personnage incarné par Brad Pitt (je n'en dis pas plus pour ne pas spoiler), et le fameux plan de fin avec les immeubles. C'est tout.
Pour ce qui est des souvenirs du film en général, il me reste l'impression d'un film brouillon, d'une révélation décevante et tirée par les cheveux, d'un méli-mélo d'idées et de revendications dont je n'ai pas bien saisi le fond ni la portée, et l'apparente vacuité de tout ceci m'a rendu assez perplexe, d'autant que je n'ai pas tout compris tout compris à l'histoire... Ca, un film culte ???
Bon oki, je fais ma mauvaise tête, je l'ai vu dans de mauvaises conditions, ce qui fait que je n'ai pas vraiment suivi le film, et pour en faire une critique un tant soit peu pertinente, il faudrait que je le revois.
Mais il n'empêche ! Ce qui est sur, c'est que ce film n'est pas très abouti, et de ce point de vue, "Akira" mérite beaucoup plus sa réputation de film culte (film d'animation japonais à voir absolument malgré sa fin en queue de poisson et son histoire mystérieuse).
Enfin bref, je prévois de le revoir un de ces 4 pour voir si mon impression est confirmée et pour mieux saisir l'histoire et l'idée du film, ainsi je pourrais faire une critique plus étaillée. Tiens, en y repensant, il faudrait que je revois Akira aussi, et que je lise le manga d'où le film est tiré, car ce dernier ne relate que la première partie de l'histoire (d'où la fin en queue de poisson). Bon ben tout ça, ça va déjà me prendre 2 articles pour les critiques, sans compter que ça risque d'en inspirer d'autres, plus intellectuels.... Youhou, c'est la fête ^^ !
Bon en attendant, je mettrai quand même d'autres articles hein, histoire que mon blog ne soit pas aussi vivant qu'un mollusque en train d'agoniser...

C'est un fait. Il est un jeu auquel mes congénères adorent jouer. C'en est une manie. Et je soupconne la chose d'ètre vieille comme l'humanité. Le jeu ? Il est simple... Il consiste à faire croire que l'on est plus humain que l'autre. La seule règle : ne pas avoir conscience d'y jouer.
Sous des guirlandes de mots sans cesse différentes, le discours ainsi paré est, lui, toujours tristement le même : "Je suis plus humain que toi !".
Ce discours aurait une légitimité si il était prononcé devant des chèvres, des chats ou des baleines. Mais là où se situe le grotesque de la situation, c'est qu'il est exclusivement prononcé à d'autres ètres humains.
"Je suis plus humain que toi !" dira le raciste au noir qu'il traitera de singe.
"Je suis plus humain que toi !" dira l'amoureux transi qui reprochera à sa belle d'ètre insensible.
"Je suis plus humain que toi !" dira l'ètre sensible qui, blessé par une dispute, se focalisera sur sa propre douleur.
"Je suis plus humain que toi !" dira l'ètre décontenancé devant la marginalité.
Sous mille et un artifices, sous mille et un languages, une seule et obsédante phrase : je suis plus humain que toi.
Mais il y a des moments, lorsque l'émotion est portée à son comble, où cette même et obsédante phrase se résume à un seul mot : "Monstre !!!".
Lorsque les actes paraissent, aux yeux de l'individu ou de la société, d'une insurmontable ignomie, la personne incriminée s'efface devant les faits, son visage porte le masque de l'accusation. Et les personnes outrées, effarées, appeurées, choquées, qu'elles soient victimes ou assimilées, dans un élan d'humanité emporté, vibrant, tremblottant d'émotion, ne peuvent s'empêcher de ne voir que le masque, de l'appliquer tel une prison.
A cet instant-là, à cet instant précis, se dessine, se forme, s'expulse ce cri du coeur, des entrailles, cet hurlement inétouffable : "MOOOOONSTRE !". Dans l'énergie de notre humanité croît la négation de la sienne, et la force de notre indignation aveugle autant qu'elle fédère. Montré comme l'illustration d'un fait, le criminel est représenté en modèle, la personnalité s'efface devant l'icône, et son image est vouée aux gémonies du peuple.
Ainsi, au final, tout le monde aura pu se prouver "qu'il est plus humain que lui". Et lui, voyant des têtes hurler, des visages déformés par la haine, des gens souhaiter sa mort, se dira peut-ètre : "je suis plus humain qu'eux."...
photo : Lithium Picnic http://lithiumpicnic.deviantart.com/
Voici quelques mots qui manquaient à ma liste de description :
fière, susceptible, tendre, violente, envieuse, méfiante, lascive, élitiste, compatissante, déconneuse, douce, ambitieuse, franche, secrète, mystérieuse...
J'ai également oublié de préciser que j'oscille entre mauvaise estime de moi-même et orgueil, et que je n'ai pas confiance en moi (mais je me soigne).
Autre chose plutot importante : je viens de sortir d'une maladie mentale, j'en parlerai dans un prochain article, car il y a tant de chose à dire sur le sujet, sur ce que j'ai vécu, ce que j'ai appris, et la maladie en elle-même...
...
Haha, je me fais marrer, je fais ces précisions pour soit-disant informer mon lectorat, qui doit s'en foutre un peu beaucoup soit-dit en passant, et en fait je le fais uniquement pour moi, par pur narcissisme, parce que ça me plait de m'étendre sur ce qui m'est purement personnel, ça me plait d'étaler mes caractéristiques comme un boucher étalerait sa viande un jour de marché. J'écris donc je suis. Et je le montre aux autres.
Veuillez donc me pardonner pour cet élan de pur narcissisme, c'est assez pathétique mais qu'est-ce que c'est bon.
Les autres articles seront normalement plus étaillés, tout du moins plus intéressant d'un point de vue psychologique.... Avis aux amateurs.
...Hum, il serait peut-ètre aussi bon que je ne me soucie pas tellement de mon lectorat, et que je me laisse aller... Aller, chose promise, chose due : la prochaine fois, je vous emmerde
.
C'est donc armée d'un narcissisme sans faille que je vais commencer les présentations de rigueur.
Tout d'abord, je me nomme Sophie (voire la signature de mon précédent article), j'habite Dijon, et je rêve de partir vivre un jour à Paris, de préférence pendant ma jeunesse. Commencez pas avec les "Paris, ça pue, Paris, c'est pollué, Paris, y a du monde...", j'ai un truc avec cette ville, ça ne se discute pas, je m'y sens comme un poisson dans l'eau.
Je suis intello (attention, j'ai pas dit intellectuelle !), bisexuelle au sens strict du terme (comme environ 5% de personnes, hommes et femmes confondus), militante dans l'âme, et naturellement marginale.
Il y aurait beaucoup à dire sur ma personnalité, tant elle est complexe compliquée. Je peux déjà dire de manière sure que j'ai une forte personnalité et un caractère bien trempé. Je peux ajouter que je suis chiante, agressive, réservée, rêveuse, sensuelle, changeante, émotive, sensible, cynique, moqueuse, hargneuse, sentimentale, cruelle, froide, dominante, observatrice, gourmande, bagarreuse, caline, sadique, intuitive, égocentrique, timide, méticuleuse, narcissique, consciencieuse, perfectionniste, paradoxale, tourmentée, volontaire, paresseuse, analytique, amicale, solitaire, indépendante, impulsive, spontanée, attentive, passionnée, curieuse, provocante, stoïque, affirmée... et j'en oublie surement des tas.
Je suis également une grande nerveuse au calme apparent.
J'ai un intérêt égal pour les arts et les sciences (en fait, je m'intéresse à tout... ou presque).
J'appartiens au mouvement gothique pour des raisons d'épanouissement personnel et d'affinités culturelles.
Et... je crois que je vais me la fermer et vous laisser découvrir le reste par vous-même (il faut savoir s'arrêter à un moment ou à un autre).
"Que ceux qui ont des yeux voient, que ceux qui ont des oreilles entendent" comme dirait l'autre.
Sur ce, mes "bouffées d'énergie et de surexcitation" s'étant un peu calmées, je vais vous laisser, au plaisir de vous imposer mes monologues une prochaine fois ^^ !
Bonsoir bis, et bonne nuit
Sophie, la "chose rouge" qui ferait bien de faire connaissance avec les somnifères....